25/08/2009

Promenade

Là, sur ce petit chemin de cendrée,
Le long d'une rivière large et peu profonde.
 
La lune montrait un quartier,
Faiblement,
face au soleil qui n'en finissait pas de rougir.
 
L'un à côté de l'autre, marchant doucement,
Ils étaient plus qu'un, chacun.
 
Les mots qu'ils échangeaient étaient plus que des mots,
Les pensées qu'ils avaient s'entrochoquaient pour finir par s'embrasser.
 
Une main s'égara, sans intention :
Juste pour s'égarrer.
 
Cinq doigts l'effleurèrent, sans intention :
Juste pour l'effleurer.
 
Chacun inspira,
fort, très fort.
 
ils s'arrêtèrent, là, le long de cette rivière
Dont ils n'avaient pu percevoir le sens de l'eau.
 
Trop calme, cette eau.
En parfaite opposition avec leurs sentiments.
 
L'un à côté de l'autre,
Les corps proches l'un de l'autre.
 
Les température de chacun se mélangeaient
Comme leurs fragrances et leurs souffles.
 
Les regards se croisent.
Les doigts se mélangent plus encore.
 
Les lèvres se rencontrent.
Très doucement mais pas assez pour savourer plus longtemps ce moment simple et immense.
 
Les joues se caressent, les bras s'entremèlent,
Les poitrines se touchent.
 
Les genoux s'étourdissent.
les corps s'affalent : là, dans l'herbe pas encore fraiche.
 
Ils s'aimeront.
Comme ils s'aiment.

23:12 Écrit par Alive dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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